......***** Degré Douze / Downpour Point..." Nec Deus Intersit, Nisi Dignus Vindice Nodus ... "......

Chapitre 12 :

Plusieurs jours passèrent pendant lesquelles Bill resta un peu sur ses gardes, rendant les contacts physiques avec Tom plus discrets que le premier jour et observant beaucoup plus autour de lui. Il cherchait sur le visage des autres, dans leurs regards, lequel d'entre eux ça pouvait bien être.

Et au bout de quelques jours, six pour être exact, un sourire rayonnant reprit place sur ses lèvres et il oublia presque cette histoire, essayant de se convaincre que c'était une mauvaise blague, même si dans le fond, il savait pertinemment que ce n'en n'était pas une.

Jusqu'à ce soir-là ...

Vendredi 28 décembre.
Maison de Bill, 18h45.

Noël venait de passer et le temps s'était encore considérablement rafraîchi.
Le sol était à présent couvert de neige depuis un peu plus d'une semaine et le ciel était continuellement gris, s'accordant parfaitement avec le vent dur et froid qui ne cessait de souffler depuis plusieurs jours déjà.

Pour l'un comme pour l'autre, le réveillon se passa en famille, et en compagnie d'un sapin bien vert et richement garni. Pour le Nouvel An cependant, il en serait tout autrement ...

Charlotte : Bill ! Tu peux aller chercher le courrier s'il te plait ?
Bill : J'y vais !


Le jeune androgyne sortit de sa chambre et parcourut l'allée de petits gravillons devant sa maison, se baissant devant la boîte aux lettres avant de s'emparer du courrier et de se retourner vers la maison.

Facture, facture, publicité, publicité, une carte postale de ses grands-parents. Rien de bien intéressant en somme. Et puis il tomba sur un paquet, à son nom. Il fronça les sourcils. Qui pouvait bien lui envoyer quoi que ce soit ? Il n'avait rien commandé pourtant ...
Il n'y avait pas d'expéditeur non plus. Ses sourcils se froncèrent alors qu'il passait le pas de la porte.

Bill : Tiens Ma. Dit-il en lui tendant la pile de courrier, les yeux toujours rivé sur l'épaisse enveloppe.
Charlotte : Merci, mais je veux bien tout le courrier Bill !
Bill : Euh ... C'est pour moi ... ça ...


Charlotte resta perplexe devant l'air un peu penaud de son fils.

Charlotte : Tu avais commandé quelque chose ?
Bill : Ben ... non ...


Le jeune homme pencha la tête sur le côté en décrispant ses doigts du papier craft.

Charlotte : Quelque chose ne va pas Bill ?
Bill : Je ... sais pas. Je ne crois pas non.


Un silence de quelques secondes suffit à faire douter sa mère.

Bill : Je monte. Ajouta-t-il en se retournant, les yeux toujours fixés sur l'enveloppe.

Charlotte haussa un sourcil qu'elle replaça directement.

Charlotte : Bill ?
Bill : Oui ?
Dit-il en se retournant dans les escaliers.
Charlotte : A quelle heure est-ce que Tom vient te chercher ?
Bill : A 2Oh.


Il jeta alors un vague coup d'½il à sa montre qui affichait presque 19hoo.
Il sursauta et écarquilla les yeux avant de courir dans les escaliers.

Bill : Je vais être en retard !

Sa mère sourit.
Elle reconnaissait bien là son fils ...

...

Deux éclats de rire mesurés fusèrent dans l'air du salon des Kaulitz, puis un petit silence. Le ton se fit sérieux, Stephen posa sa main sur l'épaule de Tom.

Stephen : Où est-ce que tu l'emmènes ?
Tom : A l'Antipasti.


Stephen sourit et pressa un peu l'épaule du jeune homme.

Stephen : Bon garçon. Dit-il en riant un peu.
Tom : Merci.
Stephen : De ?
Tom : He bien, me laisser le sortir.
Stephen : Tu es un brave garçon, je te fais confiance.


Tom esquissa un sourire délicat tout en hochant un peu de la tête.

Tom : Merci ... Chuchota-t-il en regardant l'homme droit dans les yeux.
Stephen : De rien. Sourit-il. C'est fait avec bon c½ur. Si tu savais ce qu'il a pu m'en parler de cette soirée ! Ca lui fait vraiment plaisir tu sais ...
Tom : A moi aussi, je vous assure.

Le dreadeux eu un sourire plus franc, plus assuré alors que Stephen lui offrait une dernière claque dans le dos en signe de confiance, mais aussi d'encouragement. Après tout, il avait été jeune lui aussi, il savait à quel point l'angoisse et l'appréhension pouvaient vous envahir dans des moments pareils.

Stephen : Soyez sage, pas de bêtises !

Tom sourit, un peu gêné.

Stephen : Ou du moins, pas trop.

L'homme lui sourit, tentant de le détendre gentiment.
Il se rendait bien compte que c'était aussi dur pour lui que pour Tom de voir cette relation évoluer si vite, et pourtant, alors qu'ils voulaient tous deux l'accepter et qu'ils en étaient tous deux capables et prêts, l'un d'entre eux doutait, trouvant que tout allait un peu trop vite, que c'était quand même un peu précipité. Un tout premier rendez-vous ? Après seulement une semaine et demi ? Les temps avaient bien changé.

Où étaient donc passées les longues et grandes cours ? Les soirées innocentes et les regards en coin ? Les billets doux dans les casiers et les ballades romantiques à vélo ? Ah, l'instinct paternel ...

C'était juste la peur de perdre son fils unique qui lui nouait la gorge et lui tordait doucement l'estomac. Il sourit, pensant que ses parents avaient du ressentir la même chose quand il leur avait présenté Charlotte, sachant pertinemment que leur fils cadet venait de trouver la femme de sa vie.

Stephen : Amusez-vous, profitez de la soirée. Tu peux être sûr que Charlotte ne va pas plus le lâcher d'une semelle après ça, et jusqu'à ce qu'il lui ai raconté tout dans les moindres détails !
Tom : Je pense que ma mère aura la même réaction !
Dit-il en souriant, imaginant déjà sa mère lui sauter dessus quand il passerait le pas de la porte dans quelques heures.

Les deux hommes se tournèrent vers les escaliers quand ils entendirent les marches craquer légèrement sous le poids de ... Bill. Bill qui venait d'apparaître dans son petit jean sombre et plissé, surmonté d'une chemise blanche impeccablement cintrée qu'il avait glissée dans le pantalon. Les boutons qui étaient restés ouverts sur le dessus de la chemise dévoilaient un torse imberbe, ainsi qu'un pendentif que Tom commençait à bien connaître : un fin pinceau d'argent croisé avec un crayon fait de la même matière, le point de rencontre étant représenté par un petit diamant.

Il sourit.
Bill était beau, il l'avait toujours été.
Et maintenant, Bill était à lui ...

Stephen sourit devant le regard que Tom lançait à Bill.
Ce regard qu'il connaissait si bien pour le voir chaque jour dans les yeux de sa femme, mais aussi dans les yeux de son fils quand il regardait Tom, comme maintenant.

Il s'approcha de son unique héritier.

Stephen : Fils, sois sage. Je crois que ses parents aimeraient le récupérer en entier.

Bill haussa plusieurs fois des sourcils avant de rire de bon c½ur.

Stephen : Passe une bonne soirée.

Il le serra quelques secondes contre son c½ur, approchant sa bouche de son oreille.

Stephen : Tu peux être sûr que ta mère va t'attendre au rapport.
Bill : Je sais, je m'y attendais un peu en fait !


Il rît encore, d'un beau rire cristallin avant de se détacher de son père.

Bill : Passe une bonne soirée aussi Papa. Dit-il en lui serrant un peu l'avant-bras, ses yeux plongés dans les siens.

Stephen : Allez, filez. Murmura-t-il, sentant les larmes monter.

Et ils filèrent, et le paternel protecteur et un peu inquiet, rien qu'un peu, les regarda filer avec son accord. Il soupira et essuya une larme qui vagabondait sur sa joue, puis il renifla et deux mains douces se posèrent dans son dos.

Charlotte : On ne le perd pas Stephen, as-tu vu comme il est heureux ? Pour moi, ça vaut tout l'or du monde.
Stephen : Pour moi aussi, mais ... j'aurais voulu avoir des petits enfants.


Charlotte sourit en frottant doucement les bras de son mari.
Il l'avait tous deux clairement compris : Tom était le bon, le seul, l'unique pour Bill.

Ecriture : o6 Mai 2oo9
Publication : 24 Juin 2oo9


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By Envy*
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