......***** Degré Dix-sept / Life Learning Point..." Semper Ad Eventum Festinat ... "......

Chapitre 17 :

? : Bill ... Bill réveille-toi ...

Des doigts doux caressaient ses joues. L'androgyne se blottit un peu plus contre le corps chaud de l'homme blond, gardant ses yeux obstinément fermés.

Bill : Je veux encore dormir ...

L'homme sourit et n'insista pas plus, il se hissa hors de la voiture et caressa les cheveux de l'androgyne avant de le prendre dans ses bras, le bloquant contre son torse fermement tout en avançant vers un grand bâtiment tout fait de verre.

Ellipse de o3h
Bureau de Thomas Pelham, o3h16

Bill ouvrit doucement les yeux. Il faisait totalement noir et ce n'était pas vraiment rassurant, mais le canapé sur lequel il était étendu était tellement confortable qu'il eu un peu de mal à se défaire de ses limbes de sommeil.

Il se tourna sur le flanc et papillonna des paupières plusieurs fois, roulant à nouveau sur le dos pour s'étirer, se cambrant gracieusement sur le cuir confortable.

Quand il pu réellement garder les yeux ouverts, il se rendît compte que de longs rideaux étaient fermés à sa droite. Il s'assit, puis se leva lentement avant de se diriger vers les rideaux très opaques, les tirant légèrement et se glissant dans l'ouverture.

? : Tu es réveillé ?

L'androgyne sursauta avant de tourner brutalement la tête sur la gauche, croisant le regard de Thomas dans la légère lueur lunaire.

Bill : Hum ... Oui ...

Il se sentit soudain gêné et baissa rapidement la tête avant de se pincer les lèvres. L'homme sourit et s'approcha lentement.

Thomas : N'est-ce pas beau, cette vue sur la ville ?

Bill s'approcha de l'énorme baie vitrée en face de lui et observa attentivement la ville et ses lumières. Il ne savait pas vraiment quelle heure il était, mais il se doutait bien qu'il devait être tard, et pourtant, la plupart de la ville était encore éclairée. C'était si ...

Bill : Vivant ... Murmura-t-il en s'approchant encore un peu.
Thomas : La ville est à l'origine déjà très belle, mais de nuit, elle l'est encore plus.

Il était vrai que la vue était remarquable, mais pourtant, Bill était plus attentif au soudain rapprochement de Thomas, plutôt qu'au superbe panorama. Il déglutit difficilement, l'homme recula cependant.

Thomas : Veux-tu faire des photos maintenant ?

Bill tourna légèrement la tête vers lui et hésita quelques secondes avant d'acquiescer, cependant, il était un peu nerveux ...
Thomas sourit et ses yeux brillèrent au clair de lune.

Thomas : Ne bouge pas, j'attrape un appareil.

Il s'enfuit de la pièce, mais y revint quelques secondes plus tard, un appareil professionnel à la main, et il appuya sur un interrupteur qui enclencha l'ouverture automatique des longs rideaux.

Thomas : Tourne toi vers la fenêtre, et ne bouge plus s'il te plaît.

Bill obéit docilement, se concentrant sur la vue alors que l'homme se concentrait sur lui, et sur son image, qui lui plaisait beaucoup apparemment.

Thomas : Lève un peu la tête et entrouvre les lèvres ... ... Oui, c'est parfait, ne bouge plus ! Quoi que, appuis-toi sur le rebord de la fenêtre et cambre un peu le dos ... ... C'est superbe !

...

L'heure suivante se passa ainsi, entre poses et légères discussions, et Bill finit par être plus à l'aise avec l'appareil, mais aussi avec Thomas.

Thomas : Voilà, je crois que nous allons en rester là, elles sont plutôt bien.
Bill : Est-ce que ... je peux les voir ?
Thomas : Bien sûr ! Viens t'asseoir ...


L'androgyne se pressa de s'installer et ils passèrent ensuite encore une bonne demi-heure à commenter telle ou telle photo. Elles étaient toutes très bien, et donc, c'est tout naturellement que Thomas lança le sujet ...

Thomas : Est-ce que ça te dérangerait que je les utilise pour ma marque ?

Le noiraud tourna la tête vers lui, sourcils froncés.

Bill : C'est pour cela que vous ...
Thomas : Je pensais que tu aurais compris grâce à la maquette du Vogue ...
Bill : Je ... Je ne sais pas si je peux ...
Thomas : Je ne ferais aucune autre photo si tu ne le veux pas. J'aimerais uniquement utiliser celles que nous venons de faire ...


Bill se leva, marcha calmement vers la baie vitrée et s'enlaça de ses bras, et comme lorsqu'il était seul dans sa chambre, il caressa lentement la matière soyeuse de son petit pull gris, s'apaisant, mais réfléchissant également. Il n'entendit donc pas l'homme se placer dans son dos, avant de délicatement placer ses bras puissants autour de ses hanches fines, il le colla à son torse et glissa son nez dans ses longs cheveux noirs. Bill se retira immédiatement de l'étreinte et se retourna brusquement vers Thomas, celui-ci le bloqua contre le verre froid de la vitre, s'appuyant contre lui.

Bill : Je ... Je suis désolé, je ... n'aurais pas dû venir. Je ... vais m'en aller ...
Thomas : Bill, il faut qu'on parle ...


Il avait une voix encore plus douce et attentionnée, et son regard était rivé sur le visage crispé de Bill, cependant, il leva une main et posa sa grande paume sur la joue du plus jeune, comme pour l'apaiser.

Thomas : Nous ne nous sommes pas rencontrés par hasard, je t'ai choisi ...

Bill déglutit, mais ne brisa pas le contact visuel.

Bill : Je ... Je suis déjà avec quelqu'un et ... je l'aime ! Murmura-t-il, confus.

Thomas sourit encore et sa main bougea un peu, déviant vers le cou du noiraud.

Thomas : Tu parles de Tom n'est-ce pas ?
Bill : Oui ...


La confusion était de plus en plus visible dans ses yeux et sur son visage. Il avait cet air qui criait presque qu'il allait éclater en sanglots d'un moment à un autre, alors Thomas s'approcha encore un peu et glissa sa main dans ses cheveux, renversant un peu sa tête contre le verre et se baissant pour placer sa bouche à son oreille.

Thomas : Ce n'est pas de lui que tu es tombé amoureux, c'est de moi ...

Une larme roula sur sa joue pâle.

Bill : Je ... Non ! Non ! Je ne vous connais même pas !

L'homme sourit et ferma les yeux.

Thomas : Quelle est la couleur préférée de Tom ? N'est-ce pas le gris perle ?
Bill : Si ...
Thomas : Et son fruit préféré ? La mangue n'est-ce pas ?
Bill : Oui ...
Thomas : Bill, je l'ai engagé pour qu'il te séduise. Je n'avais pas le temps, mais j'avais tellement envie de t'avoir avec moi que j'ai demandé à Tom de le faire. Et il a pris mes habitudes, mes goûts, ma personnalité et même une vague copie de mes propres parents pour arriver à ses fins, et il a réussi. Il va quitter la ville maintenant, il a une autre mission dans peu de temps. C'est son métier, il n'est pas aussi jeune qu'il le prétendait tu sais ... C'est de moi que tu es amoureux Bill, pas de lui ...


L'androgyne pleurait à présent, il se sentait trahît et utilisé. Pourquoi ? Lui était tombé amoureux de Tom, pas de Thomas. Il ne connaissait définitivement pas cet homme. Il ne connaissait que Tom, son Tom bon sang !

Bill : Ça n'as aucun sens ! Bégaya-t-il. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, pas même vus une seule fois !
Thomas : Bien sûr que si Bill, mais tu étais un peu trop jeune pour t'en souvenir, je comprends ça, mais tu t'en rappellera très bientôt ...


Un petit sanglot étrangla le jeune homme et il ferma les yeux, laissant les larmes dévaler ses joues et ses tempes, et ses mains se crispèrent sur la sombre chemise de l'homme en face de lui, cet homme qui n'était pas le sien ...

Bill : Non ... Murmura-t-il péniblement. Non ...

Son corps fut pris de petits tremblements convulsifs et Thomas le resserra encore contre lui alors que le garçon lâchait une longue plainte.

Thomas : Là, calmes-toi Bill, s'il te plaît, ça va passer, je suis là ...

Oui, il était là, mais ce n'était pas lui qu'il voulait ...

Ellipse de 1Oh
Bureau de Thomas Pelham, 13h52

Bill ouvrit subitement les yeux.
Son coeur battait très vite, et il voulut croire à un cauchemar, mais quand il vît les longs et opaques rideaux sur sa droite, son c½ur se serra. Il s'assit directement et attrapa son portable dans son sac, composant ce numéro qu'il connaissait si bien.

Il n'y eu pas de sonnerie, juste cette horrible voix féminine artificielle qui lui déclara poliment que le numéro qu'il venait de composer n'était plus attribuer.

Il haleta quelques secondes avant de se mettre à pleurer chaudement quand ses yeux se posèrent sur les longs rideaux à sa droite, ses genoux tremblèrent de façon incontrôlée. Thomas apparu de derrière les rideaux en question, l'air soucieux.

Thomas : Bill ...

Et Bill pleura encore plus fort, titubant jusqu'à lui et se laissant tomber dans ses bras, se laissant réconforter par sa chaleur. Il inspira à fond et sanglota encore longuement avant de dire :

Bill : Il sentait comme toi, je t'assure qu'il sentait comme toi ...

Le ton était si plaintif et douloureux que Thomas s'en mordit la lèvre, embrassant ensuite son crâne.

Thomas : Je sais ...
Bill : Je ... Je vais avoir besoin de toi Thomas ...


L'étreinte rassurante se resserra autour de lui.

Thomas : Ça aussi, je le sais Bill ...

Ecriture : 22 & 23 Août 2oo9
Publication : o1 Septembre 2oo9


*♥*♥*♥*
By Envy*
*♥*♥*♥*

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Comments :

  • xDer-Austausch

    07/10/2010

    j'aime pas ce chapitre!

  • Unangexficxth

    04/11/2009

    oh la la la fic a pris une drole de tournure, j'ai hâte de connaitre la suite...

  • Mmh-ouiii-aaaah-encore

    27/09/2009

    Oulala ... stop ... je pige plus rien ... qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est faux ?
    Haaaaaaaan tu as fais exprés que Tom ne réponde pas au message de Bill è_é
    Cruelle fille que tu es xD

  • June

    06/09/2009

    Hum.. le fait que Tom est fait ''un boulot'' si l'on peut dire, m'etonne.. Au debut de la fic il a une discussion avec sa mere au sujet de Bill qu'il trouve tres beau etc.. QUe vient faire la discussion la dedans si il etait simplement emboché pour seduir Bill? Bref j'espere que les prochains chapitres vont nous eclairsir! ;)

  • plaisirs-de-pensees

    02/09/2009

    Très joli chapitre qui nous mène dans une direction puis dans l'autre, nous faisant perdre les notions que l'ont avait de l'histoire, juste auparavant.

  • plaisirs-de-pensees

    02/09/2009

    C'est certes une angoisse plutôt masquée et plus légère qu'une franche angoisse mais c'est d'autant plus déroutant et atroce que cette angoisse est juste palpable...

  • plaisirs-de-pensees

    02/09/2009

    L'histoire se déroule, sinuant comme un cours d'eau. Elle paraît calme alors que derrière, juste derrière, il y a cette angoisse. L'angoisse de Bill face à toutes les révélations de Thomas sur Tom et ce qui s'en est suivit.

  • delirs-amies-envies-rock

    02/09/2009

    super chapitre!

  • delirs-amies-envies-rock

    02/09/2009

    ou alors, Tomest tombé petit à petit amoureux de lui

  • delirs-amies-envies-rock

    02/09/2009

    moi je pense pas

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