......***** Degré Dix-huit / Getting Older Point..." Tarde Venientibus Ossa ... "......

Chapitre 18 :

Les jours qui suivirent furent terribles. Bill était en bloc, en plus de ça, et Thomas le poussait donc à étudier un maximum. L'androgyne tenta de se perdre dans le travail, ce qui ne fonctionna qu'à moitié : il avait besoin de Thomas près de lui, en permanence.

Il passait donc son temps à étudier dans le bureau de l'homme, qui lui cédait sa place avec plaisir. Bill passait ses journées entières, enfermé dans ce bureau, il se disait que ce n'était pas parce que sa vie sentimentale partait en sucette et était complètement surréaliste et un peu scandaleuse, qu'il devait rater ses partiels. Et pour Thomas, il n'en était même pas question; les études de Bill arrivait deuxième dans la liste de ses priorités, juste derrière sa relation avec Bill et juste devant son entreprise et sa marque. Bill était donc plus que soutenu à ce niveau-là.

Mais dans son esprit embrouillé, un énorme problème persistait : il avait uniquement téléphoné à Tom, il n'était même pas aller le voir ... Mais d'un autre côté, Tom ne l'avait pas appelé lors du nouvel an, et puis, il ne l'avait pas rappelé après non plus ...
Il ne voulait pas vraiment croire à cette histoire, mais il se sentait un peu forcé quand même, et puis, Thomas était gentil. Il finirait sûrement par s'habituer à lui. Ou du moins, il l'espérait ...

D'ailleurs, deux semaines s'étaient déjà écoulées, et la période de bloc était bientôt terminée, les examens allaient commencer dans moins d'une semaine ...

Jeudi 15 Janvier
Bureau de Thomas Pelham, 18h5o.

Bill était assis sur l'énorme chaise de bureau de Thomas, le cuir noir confortable empêchant son postérieur malmené de crier à l'injustice.
Voilà déjà une quinzaine de jours qu'il vient tous les matins ici –ou plutôt que Thomas envoie une voiture chez lui- pour étudier, étudier ... et étudier. Réussir ses partiels était son seul but. Enfin, il voulait oublier aussi, l'oublier. Oublier son visage et sa voix, ses doigts rugueux à cause de la guitare, mais si douce à la fois, son petit sourire en coin, ses manies enfantines. Il voulait tout oublier, tout ce qui l'avait séduit. Il déglutit et secoua vivement la tête, replongeant dans son cours, mais seulement quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit avec fracas, claquant violemment contre le mur, et Thomas entra, sourcils froncés et portable à l'oreille. Bill sursauta comme jamais, laissant carrément tomber son crayon au sol. Il respira difficilement pendant quelques secondes tout en regardant l'homme arpenté la pièce de long en large, le petit appareil toujours à l'oreille. Thomas n'avait pas dit un mot depuis qu'il était entré, mais son aura dégageait de la colère, de la haine presque. Encore une fois, Bill déglutit. Il ramassa lentement son crayon, et quand il voulut se placer à nouveau correctement sur le siège, il fut surpris pas Thomas, qui se tenait à seulement quelques centimètres de son visage une fois qu'il fut redressé. Ses beaux yeux verts étaient plissés en deux fentes et ses lèvres étaient pincées, et il scrutait le visage de Bill avec tellement d'insistance, qu'une fois la surprise passée, Bill rougit et détourna le regard.

Thomas se redressa et acquiesça plusieurs fois, toujours silencieux, et il fit ce qu'il faisait depuis quelques jours déjà ; il posa son pouce sur les lèvres de Bill et les effleura lentement, presque comme une brise chaude, ce n'était pas assez appuyé pour être une caresse, mais c'était déjà presque trop pour Bill. Ses lèvres étaient devenues une sorte de sanctuaire, de temple à ne pas profaner, et rien qu'en laissant Thomas les effleurer, Bill avait l'impression d'être un gardien incompétent qui laissait la porte du temple grande ouverte aux pillards.

Il sursauta quand les doigts passèrent sur son menton, puis dans son cou, mais il se laissa docilement faire. Après tout, pourquoi lutter ? C'était pour ça que Thomas avait dépensé son argent ...
Bill baissa la tête et ferma les yeux, laissant la grande main lui caresser le front puis les cheveux.

Thomas : Oui je comprends tout à fait.

L'androgyne sursauta en entendant le ton que Thomas avait pris ; froid, voir glacial, et ... quelque chose ... de l'insatisfaction et de l'agacement tintait le tout. Il releva la tête et cligna des yeux plusieurs fois, fronçant ensuite les sourcils.

Thomas : Je n'en prendrais pas d'autres Oliver, ce sont les seules que j'ai pu faire.

De quoi parlait-il ?
Sûrement d'une affaire importante vu le ton de Thomas, Bill ne l'avait jamais entendu parler comme ça ...
Thomas mit un terme à ses petites réflexions en le mettant debout, l'enlaçant ensuite délicatement, ce qui mit Bill très mal à l'aise ; son aura le dérangeait toujours ...

Il se détacha de l'homme avec un regard perdu, mais pressa sa main dans la sienne pour apaiser le regard coléreux le dreadeux venait de lui lancer. Quand la mâchoire du bijoutier se serra, le noiraud prit peur et retira rapidement sa main de la sienne, les yeux toujours fixer sur son visage à présent dur et encore plus froid. Il recula en secouant doucement la tête alors que Thomas suivait son mouvement, il tenta de l'esquiver, mais l'homme attrapa son poignet et le poussa presque brutalement contre le mur, le souffle de Bill se coupa. Et Thomas s'appuya sur lui, sans pitié, un peu trop fort cependant, ce qui arracha directement un sanglot à l'androgyne, il se mordit la lèvre pour se taire. Thomas pausa son imposante paume sur sa joue, effaçant l'unique larme en se reculant légèrement, Bill se calma.

Thomas : He bien réfléchis-y, je te rappelle demain à la première heure.

Et il raccrocha avant de fixer Bill de la même manière que quelques minutes plus tôt, quand il était encore assis sur sa chaise de bureau.

Bill : Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Bill d'une petite voix.

Thomas coinça son menton entre son index et son pouce et releva son visage vers le sien.

Thomas : Mon photographe a regardé les photos qu'on a faites le jour du Nouvel An, et il les trouve trop sombres, il veut refaire de nouvelles photos de toi, mais avec mes bijoux cette fois-ci.
Bill : Est-ce que je dois le faire ?


L'homme garda le silence, en parcourant le visage de Bill des yeux.

Thomas : Non. Je ne veux pas te forcer à faire ce genre de choses.

Bill fronça les sourcils imperceptiblement.
Est-ce que ça voulait dire qu'il le forcerait à faire ... d'autres choses ?
Il se colla un peu plus au mur à cette pensée.

Thomas : Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-il en sentant Bill trembler un peu.
Bill : Tu es trop près ... Murmura-t-il en soufflant doucement, crispant ses doigts sur son pantalon.

Le dreadeux soupira lourdement, l'air chaud fouettant le cou et les épaules de Bill.

Thomas : Bill, je pense que tu dois me laisser t'embrasser maintenant.
Bill : Non ...
Thomas : Bill, je ne peux pas juste ... ne rien faire, là, maintenant, alors que ta magnifique bouche est si près de la mienne ...


Toute la conversation se mutait lentement en chuchotements, et Bill et Thomas se soufflaient leurs réponses lèvres contre lèvres, ou presque. L'un d'un ton désespéré, un peu apeuré, l'autre d'un ton calme et dominant, assez envieux aussi.

Thomas : S'il te plaît, laisse moi juste ...

Il avança légèrement la bouche, et leurs lèvres se rencontrèrent pour la toute première fois. Et ce que Bill pensa le surprit fortement ; c'était mieux qu'avec lui, vraiment mieux. Plus agréable, plus doux, et pourtant toute la carrure et l'attitude de Thomas faisait de lui un homme dominant, Bill le savait, et pourtant, il se surprit à le trouver doux, attentionné et câlin alors que sa bouche s'ouvrait doucement pour laisser passer la langue du dreadeux. Il lâcha un souffle tremblent alors que leurs muscles entraient en contact, Thomas l'emprisonna si délicatement dans ses bras qu'il ne le sentit pas ou presque, et qu'il se laissa faire, un peu confus, un peu perdu.

Cet homme avait l'odeur et la même chaleur que l'homme qu'il aimait profondément, alors pourquoi ne pas s'abandonner dans ses bras, juste une fois ?

Ecriture : 27 Août 2oo9
Publication : 1O Septembre 2oo9

Ptn de m*rde, oui, je l'ai fais !
Le Chapitre 2O est écrit !!!
Alors voici le Chapitre 18 en exclu.

Je ne sais pas si vous l'avez vu,
mais c'est le dernier du o1e Tome ...
Wouah, cette histoire a vraiment
avancé, ça me fait bizarre ...
Je suis heureuse ...
<33

*♥*♥*♥*
By Envy*
*♥*♥*♥*

...

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Comments :

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    <3

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Biiz'ous

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Bonne chance pour la suite

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Mercii de me prévenir

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Presser de lire la suite

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Je continue à trouver bizarre le comportement de Bill envers Thomas

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Sur le chapitre 17, j'ai appris des choses qui mon étonné.

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    J'aime bien cette suite,

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    13/09/2009

    Saluut,

  • plaisirs-de-pensees

    11/09/2009

    Et elle vaut le coup cette histoire ! Si belle et si mystérieuse à la fois... Tu sais nous tenir en haleine, nous faisant revenir à chaque nouveauté ! Et j'avoue que je me laisse très volontiers emmener par ton écriture et les lignes qui se succèdent ! = ) J'espère notamment que ça durera encore longtemps parce qu'en plus d'être beaux, tes chapitres sont courts et on peut se permettre de venir les lire entre deux révisions de cours ! x D
    PS : Ça te dérange de me prévenir sur tiroirs-a-pensees ? Si oui, y a pas de mal et reste sur plaisirs-de-pensees ! = ) bises

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