......***** Degré Vingt..." Vae Soli ! "......

Chapitre 2O :

Les partiels de Bill venaient de se terminer, et il avait bien fait ça.
Il était plus que satisfait quand il reçut sa fiche de note, et pour fêter sa réussite, Thomas l'emmena à New York, ville que Bill avait toujours voulu visiter.

Ils passaient donc un séjour plutôt calme, et le fait qu'ils ne soient partis que tous les deux leur rendit le séjour extrêmement agréable. Ils visitaient les bâtiments les plus importants, mangeaient dans les plus grands restaurants, avaient leurs entrées dans les plus grandes soirées, même s'ils n'y allaient pas.

O3 Avril
New York City, 13h26

Bill marchait rapidement dans une des grandes rues de Big Apple.
Ses lunettes de marque sur le nez et un sac qui coûte aussi cher qu'une voiture au creux du coude, l'androgyne s'avançait sur le béton du trottoir.

Thomas avait du participer à une importante réunion dans le bâtiment central de Dior, certainement pour un nouveau contrat, pensa Bill. Thomas ne parlait pas vraiment de tout ça avec lui, et d'ailleurs, Bill préférait largement ne pas être mis au courant de ce genre de chose ; il ne voulait pas être accusé de quoi que ce soit qui pourrait nuire au bijoutier.

Il souffla doucement et releva la tête, s'arrêtant au passage pour piétons.
Et là, son c½ur rata un battement quand il sentit cette chaleur, cette chaleur si familière et pourtant si lointaine. Elle était là, si près de lui, mais pas contre lui, et il regarda l'autre côté de la route pour penser à autre chose, faire disparaître cette si agréable sensation que son imagination recréait parfois.

Il passa en revue les gens sur l'autre trottoir, et son c½ur arrêta réellement de battre quand il croisa un regard familier, et à la fois si lointain dans sa mémoire. Il releva ses lunettes sur sa tête, et le contact visuel fut établi, il frissonna.

Bill : Oh Mon Dieu ...

Le feu passa au vert et il s'engagea sur la route, le c½ur battant la chamade alors qu'il passait les lignes blanches rapidement, serré entre les gens qui traversaient eux aussi.

Ils étaient plus proches à présent, et leurs regards se fixaient toujours, Bill ayant du mal à respirer normalement. Puis il s'approcha encore de lui, s'arrangeant pour passer juste à côté du noiraud. Son regard emprisonna le sien –que faisait-il à NY ? Etait-il sur un nouveau contrat ? Etait-t-il avec quelqu'un ?-, et il s'arrêta au milieu de la rue, agrippant fermement la main de Bill. Il y glissa un bout de papier et la referma rapidement, pressant ensuite son poing. Ses lèvres se posèrent furtivement sur son front, et Bill gémit silencieusement, les larmes lui montant aux yeux, et quand il rouvrit les yeux, il était parti. L'androgyne se fit entraîner par la foule, se retrouvant sur l'autre trottoir sans vraiment savoir comment il était arrivé là, et c'est dans un état second qu'il fit le chemin qui le menait au siège de Dior. Il entra et se présenta à la réceptionniste trop maigre, et seulement quelques minutes plus tard, un jeune homme vint le chercher pour l'emmener au cinquantième étage, celui de la direction. On l'installa dans un petit salon et il attendit encore un quart d'heure avant que le même homme ne vienne le chercher pour l'emmener dans un autre bureau. Il se leva et le suivit en silence, le poing toujours fermement serré.

...

Bill était dans la chambre d'hôtel, assis sur le lit, le petit pli entre ses doigts fins et un peu tremblants. Les mots inscrits sur le papier lui avaient fait l'effet d'une bombe quand il les avait lus.

« Je serais devant de ton hôtel à 21h3o. »

Il allait venir le voir. Ce soir.
Bill n'était pas prêt pour ça, si ?
Non, il ne l'était pas.
Il ne l'était définitivement pas.

Il l'avait abandonné, presque deux ans plus tôt, et puis là, il revenait comme une fleur. Il n'était pas fâché contre lui, il était juste ... complètement perdu. Oui, c'est ça.

Et bon sang, il l'avait trouvé si vieilli, si fatigué, si ... beau aussi ...
Sa peau avait bruni, et ses dreads avaient disparu, cédant la place à de fines tresses noires collées à son crâne. Bill avait aussi l'impression que son visage s'était affiné, creusant un peu ses joues et allongeant son faciès, lui donnant un regard un peu plus sévère, un peu plus froid aussi.

Et puis le noiraud pensa que c'était parfaitement normal de changer, lui aussi avait bien changé après tout. Ses longs cheveux noirs avait été remplacé par de fines dreads blondes et noires, et son maquillage était un peu différent de celui d'il y a deux ans. Un peu plus prononcé, peut-être un peu plus féminin aussi ...

Quoi qu'il en soit, Bill ne savait pas comment réagir. Il ne savait pas s'il devait accepter de le revoir ou pas, il avait peur ... de tout perdre.
Il était finalement tombé amoureux de Thomas, ça lui avait pris du temps, mais il s'était rendu compte que le blond était quelqu'un de bon, de très bien et surtout, de très intelligent. Il n'était pas question de lui faire du mal ; depuis un an et demi, il était l'homme qui pansait ses blessures, prenait soin de son corps et de son c½ur, et qui lui glissait des 'je t'aime' à l'oreille. Pas en abondance, mais juste quand Bill en avait besoin, et parfois, il en avait vraiment eu besoin.

Comme ce jour où sa mère lui avait annoncé que son père venait d'être muté, et qu'il ne le verrait plus qu'une fois toute les deux semaines, au mieux. Bill avait pleuré dans les bras de Thomas, le dreadeux lui avait murmuré des mots réconfortants, concluant par un petit et discret 'je t'aime' qui avait fait fondre le c½ur du noiraud. Il avait arrêté de pleurer et c'était endormi dans les bras de son homme.

Bill secoua la tête.
Repenser à tout ça n'allait pas l'aider à savoir si oui ou non il devait descendre pour le voir. Est-ce que son c½ur lui ferait mal cette fois-ci ?

Bill se disait qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de réfléchir, ni de réagir quand il l'avait vu, mais ce soir, s'il se rendait au rendez-vous, est-ce que son c½ur se briserait douloureusement ? Est-ce qu'il allait lui briser le c½ur, encore une fois ?

Bien malgré lui, Bill sentit une vague d'espoir percuter son c½ur, le réchauffant gentiment. Il baissa les yeux et se frotta la poitrine doucement, geignant de peine et de désarroi. Qu'est-ce qu'il allait faire, mais qu'est-ce qu'il allait faire ...

Son c½ur se serra douloureusement à la simple pensée du visage de Thomas s'il le découvrit, s'il découvrait qu'il lui avait reparlé, qu'il l'avait revu. Il déglutit en grimaçant. Thomas était vraiment effrayant parfois, il ne pouvait pas le nier ...

Bill soupira et se laissa tomber en arrière sur le lit sur lequel il était assis.
Thomas était parti depuis presque une heure maintenant, une affaire urgente à régler. Il avait reçu un coup de fil, avait froncé les sourcils en attrapant sa veste. Il allait passer la porte de la suite quand Bill avait déboulé derrière lui, dans le couloir, complètement perdu. Il l'avait interpellé, mais le dreadeux n'avait fait que sourire avant de l'embrasser sur le front, frottant ensuite son nez dans ses cheveux tout en raccrochant. Ses bras s'était approprié le corps du noiraud, et il lui avait simplement dit qu'il rentrerait dans la nuit, que Bill pouvait se coucher sans lui.

Bill n'avait pas protesté.
Il commençait à avoir sérieusement l'habitude de ce genre de chose. Il suffisait d'un appel pour que Thomas disparaisse soudainement, en laissant derrière lui un Bill triste, les lèvres encore humides d'un rapide baiser d'au revoir. L'androgyne finissait par aller se coucher, et se réveillait le lendemain matin, blotti contre le torse de son homme, comme s'il n'était pas parti la veille, comme s'ils s'étaient couchés ensemble, alors qu'il savait parfaitement que Thomas avait dû rentrer vraiment très tard dans la nuit.

Il froissa le papier dans sa main tout en se couchant plus confortablement sur le flanc. Que faisait Thomas à cette heure-ci ? Il ne le savait même pas. Bill ferma les yeux un peu plus fort, retenant de petites larmes chaudes en serrant encore plus le petit bout de papier entre ses doigts.

Il avait envie de le voir.
Ou du moins, il pensait qu'il en avait besoin, et c'était sûrement le cas ...

Ecriture : o9 & 1O Septembre 2oo9
Publication : o1 Octobre 2oo9


*♥*♥*♥*
By Envy*
*♥*♥*♥*

...

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Comments :

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    <3

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    Biiz'ous

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    Bonne chance pour la suite

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    Mercii de me prévenir

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    Presser de lire la suite

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    Avec ce qui est dit dans ce chapitre, sa me rappelle
    "A fleur de toi" de Vitaa
    Ce côté qui essaye de se convaincre qu'il est amoureux de Thomas alors qu'il est encore amoureux de Tom

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    J'ai bien aimé ces "retrouvailles" entre Tom &&' Bill
    Ce dilemme qu'à Bill ....

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    J'ai beaucoup aimé ce chapitre.

  • x-Kiss-Love-Rock-x

    04/10/2009

    Saluut,

  • Mmh-ouiii-aaaah-encore

    04/10/2009

    Hallo,

    Il avait envie de le voir.
    Ou du moins, il pensait qu'il en avait besoin, et c'était sûrement le cas ... "Mais il s'endormit et loupa le rendez-vous" xD

    Non je veux pas que ça se passe ainsi !!! Désolée du retard ... sinon j'aime beaucoup ce chapitre parce-que Tom revient déjà, je pense qu'il va y avoir quelques explications qui pourront éclairer ma lenterne et celle de Bill évidemment.

    Thomas ... j'avais déjà dis que je le sentais faux mais je commence à vraiment en être sûr, il est pas net je pense, de plus Bill est tombé amoureux ... misère ><

    Comment tout ça va-t-il se passer ?
    Comment Bill & Tom vont faire ?
    Que faisait-il à NY ?!

    Chouette chapitre =)

    A tantôt !
    Küssss !
    [J]ack²

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