......***** Degré Vingt-sept............

Chapitre 27 :

Thomas : Bill.

Un mot.
Un seul mot et le c½ur de Bill rata un battement, faisant s'arrêter son corps en plain milieu de sa course. Le brun ne tourna pas la tête, fixant les graviers sous ses pieds. Il laissa filer un souffle tremblant avant de relever la tête, plongeant son regard dans celui du tressé et avançant d'un pas décidé dans sa direction.

Thomas : Bill, je dois te parler.

L'androgyne serra les poings et crispa la mâchoire.
Non, il ne devait pas s'arrêter. Il ne devait même pas le regarder.
Il tendit la main, comme pour s'encrer plus vite à son port et Tom fit de même, l'attirant à lui dans un geste possessif. Bill leva la tête frotta son nez sous son menton, comme pour se rassurer grâce à son odeur.

Ce qu'il ne vit pas, c'est qu'au même moment, Tom et Thomas se fixaient intensément, laissant au brun le temps de se remettre quelque peu de ses émotions. Tom resserra son étreinte autour de lui et déposa un léger baiser sur son front.

Tom : Monte dans la voiture, je te rejoins dans une seconde.

Bill hocha simplement de la tête, ne se posant pas plus de question, avant de s'installer dans le véhicule, se cachant derrière les vitres fumées.

Le tressé souffla un coup avant de faire un pas en avant, puis un autre, s'approchant lentement de l'autre homme, sous le regard inquiet de l'androgyne. Quelques secondes s'écoulèrent et aucun des deux ne dit quoi que ce soit, puis le regard de Tom se fit plus dur.

Tom : Je ne suis pas venu m'excuser.

Thomas afficha un rictus amer.

Thomas : Ce n'est pas ce que j'attendais.

Tom le fixa, cligna rapidement des yeux.

Tom : Je suis simplement venu vous dire officiellement que Bill et moi étions ensemble, et que de ce fait, je ne tolérerai pas une seule attaque de votre part.

Le dreadeux redressa le menton, regardant l'autre homme de haut.

Tom : Il a fait son choix.
Thomas : He bien, je le ferai rapidement revenir sur sa décision dans ce cas. Rien de bien difficile dans cela.
Tom : Vous le sous-estimez, il est bien plus intelligent et perspicace que ce que vous semblez croire.
Thomas : Je ne remets ni sa perspicacité, ni son intelligence en cause, je constate uniquement que j'ai de très bonne carte en main, et que je saurais le faire céder à mes avances.
Tom : Bill n'est pas intéressé par l'argent et vous le savez aussi bien que moi, quand à votre soi-disant Amour, il n'en veut pas.


Thomas s'approcha d'un pas, un regard faussement innocent sur le visage.

Thomas : Oh, vraiment ? Mais je ne vois pas pourquoi il ne veut pas me parler alors. Serait-il encore affecté par notre séparation peut-être ?

Un sourire mauvais étira ses lèvres et la mâchoire du tressé se serra dû à l'énervement.

Tom : Arrêtez de parler de lui, ou de discuter de quoi que ce soit d'autre. Je ne suis pas là pour ça. Maintenant que vous êtes au courant, je n'ai plus rien à vous dire et Bill non plus. Ce n'est pas la peine d'essayer de reprendre contact avec lui, je me ferai un vrai plaisir de faire en sorte que ce ne soit plus possible.

C'est sur ces derniers mots accompagnés d'un regard assassin que Tom recula, puis se retourna quelques pas plus loin, se dirigeant rapidement vers la voiture. Il s'assit sur le siège conducteur sans un mot et démarra sur les chapeaux de roues.

Bill : Tom, ne conduis pas aussi vite s'il te plaît.

L'homme ne répondit rien, gardant les mains crispées sur le volant en accélérant encore un peu.

Bill : Tom, s'il te plaît, pas aussi vite ...

Le tressé grilla un feu rouge, provoquant de nombreux klaxons sur son passage.

Bill : TOM !

Bill agrippa son pull et sans s'en rendre compte, laissa de grosses et chaudes larmes jaillir de ses yeux, des larmes d'émotions.
Tom lui jeta un coup d'½il avant de ralentir, Bill ne lâcha pas son pull avant qu'il ne sorte de la ville. Ils n'étaient plus qu'à quelques centaines de mètres de la maison quand le brun lui souffla de s'arrêter, Tom le fit et Bill se rua hors de la voiture. Il se laissa tomber à genou et fut malade.

...

Trois heures venaient de passer.
Trois heures pendant lesquelles Bill et Tom ne s'étaient pas vu.
Le premier était allé se rafraîchir dès qu'ils étaient rentrés, puis il s'était enfermé dans leur chambre pour étudier, et le tressé était devant la télé, surveillant d'un ½il le repas cuisant dans le four.

L'appareil laissa échapper un petit bruit, Tom se leva et sortit délicatement le plat avant de le poser sur la table de la cuisine. Il quitta ensuite la pièce et entama une lente ascension vers l'étage supérieur de la maison. Une fois devant la porte close de la chambre, il soupira puis toqua doucement.

Tom : Bill, je ... Le repas est prêt.
Bill : J'arrive.
Lui répondit une petite voix enrouée.

Tom descendit sans demander son reste et à nouveau dans la cuisine, il entreprit de servir deux assiettes de gratin de pâtes. Il venait de reposer la deuxième assiette sur la table quand Bill passa le pas de la porte.
Le souffle du plus âgé se coupa subitement. Bill avait l'air si ... mal ...

Tom : Bill ...

Le brun releva ses yeux rougis vers son homme, juste une seconde avant de détourner à nouveau le regard, tirant nerveusement sur les manches de son pull trop grand. Tom fit le tour de la table pour le rejoindre.

Tom : Bill ... Répéta-t-il d'une voix encore plus douce.

L'androgyne recula au fur et à mesure qu'il s'approchait, l'empêchant de le toucher, mais bientôt, il se retrouva acculer contre le mur, les larmes aux yeux et le corps chaud de Tom contre le sien. Les perles salées coulèrent d'elles-mêmes contre le col du pull du tressé et Bill le serra compulsivement contre lui et un cri déchirant s'échappa de sa gorge. Tom créa une étreinte rassurante autour de lui, le laissant se fondre contre son torse, dans sa chaleur, pour se réconforter. Il ne comprenait pas encore son chagrin, mais se devait de l'aider à le surmonter du mieux qu'il le pouvait.

Bill se laissa glisser au sol et Tom le suivit sans hésiter, continuant de le serrer contre lui et le laissant hurler sa peine contre son torse, mouillant le tissu de son pull de larmes et le souillant de longues traînées noires.
Quand Bill arrêta de hurler quelques minutes plus tard, il attrapa la tête de Tom et la logea dans son cou, plaquant sa joue contre sa peau. Le tressé enfonça son visage contre sa peau, créant un léger frottement entre leurs corps.

Bill : Tu ne dois pas te battre ... Souffla-t-il. Promets-moi que tu ne te battras pas. Il est fort, je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit, je ... Je te veux près de moi pour toujours, alors ne fais rien qui pourrait t'éloigner de moi Tom, je t'en supplie ...

Sa voix se mourut dans le fond de sa gorge et Tom plaça son visage en face du sien, essuyant délicatement ses larmes de ses pouces.

Tom : Je ne peux pas te promettre ça Bill. Je ne peux pas te le promettre parce qu'alors, je briserais la toute première promesse que je t'ai faite.

Il referma fortement ses bras autour de lui, collant leurs corps encore plus qu'ils ne l'étaient.

Tom : Je n'ai pas peur de ce qu'il peut faire. Je t'aime Bill et je vais me battre pour toi, c'est tout ce qui compte.

Il déposa ses lèvres sur le front du brun et fermant les yeux, il devina d'autres larmes qui allaient bientôt s'échouer sur le col de son pull. Bill hoqueta.

Bill : Je t'aime Tom, pour toujours je te le jure.

Le tressé emprisonna doucement ses lèvres entre les siennes et caressa lentement son cou, là où son visage s'était niché quelques minutes plus tôt.

Tom : Moi aussi je te jure de t'aimer pour toujours Bill.

Le baiser devint un peu plus fougueux et les larmes du brun se tarirent lentement mais sûrement. Comme un fleuve lentement détourné, la douleur de Bill devait être chassée, remplacée par autre chose, et Tom savait exactement par quoi. Amour, Affection, Attention.
Il ne devait plus jamais laisser Bill.
Plus jamais.

Ecriture : 22 Novembre 2oo9
Publication : 15 Décembre 2oo9


*♥*♥*♥*
By Envy*
*♥*♥*♥*

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Comments :

  • xDer-Austausch

    07/10/2010

    *-*

  • OS-by-Pops

    19/12/2009

    Cette fiction est une putain de petite merveille quand même, il faut l'avouer.
    Tellement hâte de lire la suite!
    Merci de m'avoir prévenue.

    Xoxo.

    Pops.

  • Tentation-Craintive

    19/12/2009

    Hallo.

    J'adore *-*
    C'est vraiment superbe, je vais conseiller ta fiction à mes lectrices :)

    Bisous
    Cassouille

  • du-bist-verloren

    18/12/2009

    Tout ton chapitre est beau.
    Je me doutais que thomas n'allait pas les laissés tranquilles ...
    bisou

  • du-bist-verloren

    18/12/2009

    Le dernier paragrapheest magnifique

  • delirs-amies-envies-rock

    17/12/2009

    super chapitre

  • delirs-amies-envies-rock

    17/12/2009

    en tt cas

  • delirs-amies-envies-rock

    17/12/2009

    et bah ! que d'émotion !

  • Einxhell

    17/12/2009

    Désolée pour le retard
    cette suite est trés bien niveau émotion,
    j'ai versé une petite larme,
    Je trouve seulement que tu ne montre pas vraiment ce que ressens Bill,
    Fin je ne sais pas comment dire, on le voi qu'il est mal, mais tu ne le fais pas vraiment bien passé :)
    Bon ce n'est que mon avis aussi :)
    Bisou
    (au fait, je suis Blindxman, pour ne pas que tu croie que j'ai abandonner de lire ta fiction :))

  • nirvana-angelTH83

    17/12/2009

    j'adore!!!
    c'est dingue! j'dois être un peu maso
    j'aidore quand amour rime avec désepoir
    j'trouve ça magnifique
    encore bravo
    kiss envy

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